L’eau et le désenclavement, principales doléances des libéraux de Bakel
Les militants libéraux du département de Bakel ont exposé au secrétaire général de la Fédération départementale de Tambacounda du parti démocratique sénégalais libéral (PDSL, au pouvoir), Khoureychi Thiam, en visite dans cette partie de la région de Tambacounda, leurs doléances tournant essentiellement autour du désenclavement et de l’accès à l’eau. M. Thiam par ailleurs, ministre de l’Economie, de la Pêche et des Transports maritimes, a pu recueillir lors de sa tournée entamée samedi dans le département de Bakel, les préoccupations des populations, portant également sur l’allègement des travaux des femmes, l’électrification et la disponibilité du réseau de communication. Dans la communauté rurale de Sinthiou Mamadou Boubou, les priorités portaient sur la construction d’une route reliant leur localité à Goudiry, chef-lieu de département. Les villageois ont aussi émis le vœu de disposer d’une case des tout-petits et d’un moulin. A Boki Guilé où vivent quelque 3.000 bovins, pour un seul puits, les habitants souhaitent la réalisation de bassins de rétention et de forages. Les populations de Kidira ont, pour leur part, attiré l’attention de l’homme politique sur l’urgence de règlementer le stationnement des gros-porteurs dans cette ville située sur l’axe Dakar-Bamako. Khoureychi Thiam leur a promis la création d’une ‘’plateforme multifonctionnelle’’, qui comportera, entre autres, un complexe frigorifique. Le ministre de la Pêche leur a également assuré qu’il transmettra les doléances qui lui ont été soumises au président de la République. ‘’Je leur ai demandé de mettre tout cela dans un mémorandum, parce que ça concerne plusieurs ministères ’’, a dit M. Thiam à l’issue de son périple de deux jours qui l’a mené à Kidira, Goudiry, Sinthiou Mamadou Boubou, Boyguel et Kothiary. ’’Tout ce qui touche la population me touche directement’’, a dit le responsable politique, relevant que ’’Goudiry étant un nouveau département, il y a beaucoup d’infrastructures à mettre sur pied’’ et que l’Etat donnera un appui dans ce sens.
ABDOULAYE BATHILY SUR LE DIALOGUE NATIONAL : «Me Wade veut nous endormir pour inaugurer le monument de la régression nationale»
Le dialogue initié par le Chef de l'Etat, Me Abdoulaye Wade, est loin d'enchanter le leader de la Ld. Le professeur Abdoulaye Bathily n'a pas mâché ses mots. Le patron des jallarbistes estime que personne ne va donner le peuple à un aventurier. En outre, il pense que Me Wade ne veut pas de dialogue. Il veut inaugurer le "monument de la régression nationale". "Le dialogue normalement dans un pays qui fonctionne selon les règles républicaines doit être permanent. Je rappelle que c'est le dialogue qui a permis à Abdoulaye Wade d'être au pouvoir. Donc, lui, il a rompu le dialogue depuis très longtemps. Ce que nous avons noté, c'est que chaque fois qu'il lance un appel, c'est que celui-ci n'est pas sincère", a laissé entendre le professeur Bathily, ajoutant : "chaque fois qu'il le lance, il a des objectifs à court et long termes". Dans la foulée, il souligne que Me Wade ne veut pas dialoguer. « En réalité, il ne veut pas dialoguer parce que nous avons eu un échange de correspondance avec lui, mais il ne nous a répondu et il ne veut pas de dialoguer. Il n'a qu'à nous répondre d'abord "de manière précise sur le fichier électoral, sur l'organisation des élections", a-t-il souhaité. A l'en croire, Benno a engagé un dialogue national inclusif dans le cadre des assises nationales. "Non seulement il a refusé de répondre, mais il considère tous ceux qui ont participé aux assises comme ses ennemis. Où est le dialogue à l'intérieur de son parti ? Où sont ceux qui étaient avec lui en 2000 ? Ils sont tous partis. La quasi-totalité est dans l'opposition ou en marge de son parti. Aujourd'hui, il n'est entouré que de transhumants et de son fils qu'on a jamais connu avant 2000", a encore indiqué PR Bathily qui révèle que Me Wade a deux objectifs actuellement. "Premièrement, il veut le 03 Avril inaugurer son Monument de la Régression Nationale. Ce monument est symbole de la régression de la gouvernance en Afrique et particulièrement au Sénégal" : dilapidation des fonds publics, appropriations familiales du monument fabriqué sans concertation avec les artistes. Il veut faire une inauguration en grandes pompes le 3 avril. Et une fois que cela sera terminé, il ne parlera plus de dialogue.
Election Miss Soninké France 2010 : Le département de BAKEL à l'honneur, Djénéba TRAORE ( Manaél ) et Founé SEMEGA ( Bakel ville ) ont été élues respectivement Miss Soninké France et 1ère dauphine
Félicitation à la miss soninké france 2010, ses dauphines et toutes les finalistes pour cette belle soirée. Voici les résultats en attendant les photos officielles de l'élection Miss Soninké France 2010:
- Miss soninké france 2010: Djénéba Traoré 24ans, 1m87, originaire du village de Manaél dans le goye inférieur du département de Bakel.
- 1ère Dauphine: Founé Séméga, 19 ans, originaire de Bakel commune précisément du Quartier Yaguiné.
- 2ème Dauphine: Kadiatou Signaté de Gambie Sara en Gambie.
Au-delà de cette élection, c'est le département de Bakel qui se trouve honoré par cette double vitctoire. Bakelinfo.com félicite les nouvelles ambassadrices de la beauté Soninké en France. Au départ, il y avait : 5 maliennes, 4 Sénégalaises, 2 Gambiennes et une Mauritanienne. Notez également que l'élection Miss Soninké 2009 organisée par l'association Sia Yatabéré avait été remportée par Hafsatou KOITA de la commune de Diawara dans le département de Bakel.
Photo / De gauche à droite : Founé Séméga ( 1ére dauphine 2010 ) Djénéba Traoré ( Miss 2010 ),
KIDIRA : Caravane de lutte contre l’abandon de l’excision et les mariages précoces
Préoccupées par la scolarisation des filles et surtout de leur maintien à l’école, les enseignantes, conscientes des causes de tels phénomènes néfastes s’engagent désormais à résoudre cette épineuse question. La non scolarisation des filles encourage les mariages forcés et précoces devenus monnaie courante à Kidira. « Eduquer une fille c'est éduquer tout une nation » dit-on. S'attaquer au problème de la scolarisation des filles revient à combattre la pratique de l'excision et autres violences depuis la source...La scolarisation et le maintien des filles à l’école demeurent le combat majeur de la Cellule locale de la scolarité des Filles (SCOFI). Pour réellement éradiquer ce phénomène, les enseignantes, parents d'élèves et élèves de Kidira ont haussé le ton. Elles ont initié une caravane de sensibilisation à travers laquelle, elles ont invité toutes les femmes à lutter contre toute forme de violence au quotidien. Selon la Présidente locale de la scolarisation des filles (SCOFI) de Kidira « Il est temps de sensibiliser au maximum l’opinion publique sur les conséquences de l’excision, des mariages précoces, de la pédophilie et de l’inceste ». « Il urge alors d'unir nos forces pour réduire ces violences qui privent nos filles de leur droit à l'éducation" dit-elle. Pour atteindre notre objectif dans cette lutte contre l’abandon des mariages forcés et précoces, il faut une synergie des actions de tous les acteurs de l’éducation et des partenaires" dit Madame Anta Seck. Avant de rappeler la position géographique et stratégique de Kidira dans la sous région Ouest africaine, Madame Anta Seck a souligné la diversité des ethnies dans cette commune. Une diversité qui multiplie la complexité du combat contre les mutilations génitales du fait de l'attachement des populations aux traditions. Ce combat d’un si long épilogue est salué par le Directeur de l’école élémentaire de Kidira qui a réaffirmé son soutien aux femmes. Monsieur Moussa Bâ tient également « à accompagner ces femmes dans cette initiative». Les partenaires français ayant pris part à cette caravane par la voix de leur porte parole Elise, ont d’abord magnifié ce partenariat avant de réaffirmer l’engagement de leur «Institution » auprès de la SCOFI pour son combat inlassable pour les droits des filles et des femmes.