Marche à Tambacounda pour l'éducation des filles et la formation des femmes
Elles veulent aller l’école et être formés. Elles ? Ce sont des filles et les enseignantes des départements de Tambacounda, Bakel, Koumpentoum et Goudiry. Frustrées par la faiblesse de la prise en compte de la dimension genre, les mariages et grossesses précoces, elles étaient dans les rues de la capitale orientale pour étaler leur détresse et lancer un appel à tout le monde pour des solutions idoines.
« Considérant que les femmes malgré leur poids démographique et électoral sont faiblement représentées dans les Instances de décision, considérant le rôle historique important que certaines femmes comme Aline Sitoé Diatta, la Reine Pokou, Yacine Boubou, Adja Mafori Bangoura etc. ont joué. Prenant en compte la portée historique de la Journée Internationale de la femme (8 mars), considérant que bon nombre de femmes sont reléguées au second plan, victimes d’ignorance, de discrimination de toutes sortes, considérant la faiblesse de la prise en compte de la dimension genre ». C’est en ces termes que Mme Niang, la Coordonnatrice de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’école publique a campé les enjeux qui sous tendent cette levée de boucliers pour attirer l’attention des autorités politiques, administratives, religieuses, académiques, les collectivités locales, les partenaires de tout ordre sur cet état de fait à la limite intolérable. Des frustrations ces enseignantes et petites filles élèves en ont. Elles ont pour noms : Education des filles et formation des femmes; oui pour l’accès ! Et après ? ; Si vous voulez éduquer une famille, éduquer une fille; éduquer un garçon c’est bien mais éduquer une fille est encore mieux; aucune société ne peut réussir sans la femme; non aux mariages et grossesses précoces; une femme bien éduquée est gage pour la réussite de la société; éduquer une fille c’est former à la fois une épouse, une mère, un agent de développement.Â
Entre autres complaintes, la coordonnatrice de Cosydep lance un appel à tout le monde pour trouver des solutions idoines en s’engageant à : Lutter contre tous les obstacles Institutionnels, socio culturels etc.… qui empêchent la promotion des femmes, favoriser le plein épanouissement des filles et des femmes, protéger les droits sociaux et juridiques des enfants en particulier des enfants vulnérables, faire de l’Education des filles et de la Formation des femmes une priorité dans tout programme de développement, mettre en place dès la rentrée des classes 2011/2012 un plan d’action pour le maintien et l’achèvement des filles, demander aux collectivités locales un soutien conséquent à la scolarisation des files, à leur maintien et leur réussite.
Venu recevoir le mémorandum constitué par ces enseignantes et élèves en faveur de l’éducation des filles, l’adjoint au gouverneur chargé des affaires de développement, a promis une étude minutieuse et un diagnostic efficient de l’ensemble des questions posées qui fera l’objet d’un traitement diligent et d’une transmission adéquate aux autorités qui trouveront un cadre parfaitement adéquat avec les politiques qu’elles ont élaboré pour le secteur de l’éducation.
Par Ousseynou Diallo / Tambacounda.info /
Â
| Commentaires |
|
3.23 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."
Derniers Messages du forum
Quel avenir pour le département ? (0)
09/12/2012 21:25, gas
Nouveautés Bakelinfo (3)
02/12/2012 23:26, gas
Astuces (22)
20/05/2012 16:39, hadamareme
Bakel devient une région ? (10)
15/04/2012 02:47, hadamareme
SUJETS DE MEMOIRES ET THESES (0)
18/12/2011 21:21, sbdiallo




