|
KIDIRA : Caravane de lutte contre l’abandon de l’excision et les mariages précoces |
|
|
|
|
Préoccupées par la scolarisation des filles et surtout de leur maintien à l’école, les enseignantes, conscientes des causes de tels phénomènes néfastes s’engagent désormais à résoudre cette épineuse question. La non scolarisation des filles encourage les mariages forcés et précoces devenus monnaie courante à Kidira. « Eduquer une fille c'est éduquer tout une nation » dit-on. S'attaquer au problème de la scolarisation des filles revient à combattre la pratique de l'excision et autres violences depuis la source...La scolarisation et le maintien des filles à l’école demeurent le combat majeur de la Cellule locale de la scolarité des Filles (SCOFI). Pour réellement éradiquer ce phénomène, les enseignantes, parents d'élèves et élèves de Kidira ont haussé le ton. Elles ont initié une caravane de sensibilisation à travers laquelle, elles ont invité toutes les femmes à lutter contre toute forme de violence au quotidien. Selon la Présidente locale de la scolarisation des filles (SCOFI) de Kidira « Il est temps de sensibiliser au maximum l’opinion publique sur les conséquences de l’excision, des mariages précoces, de la pédophilie et de l’inceste ». « Il urge alors d'unir nos forces pour réduire ces violences qui privent nos filles de leur droit à l'éducation" dit-elle. Pour atteindre notre objectif dans cette lutte contre l’abandon des mariages forcés et précoces, il faut une synergie des actions de tous les acteurs de l’éducation et des partenaires" dit Madame Anta Seck. Avant de rappeler la position géographique et stratégique de Kidira dans la sous région Ouest africaine, Madame Anta Seck a souligné la diversité des ethnies dans cette commune. Une diversité qui multiplie la complexité du combat contre les mutilations génitales du fait de l'attachement des populations aux traditions. Ce combat d’un si long épilogue est salué par le Directeur de l’école élémentaire de Kidira qui a réaffirmé son soutien aux femmes. Monsieur Moussa Bâ tient également « à accompagner ces femmes dans cette initiative». Les partenaires français ayant pris part à cette caravane par la voix de leur porte parole Elise, ont d’abord magnifié ce partenariat avant de réaffirmer l’engagement de leur «Institution » auprès de la SCOFI pour son combat inlassable pour les droits des filles et des femmes.

Elle a ensuite exhorté les femmes de la SCOFI à persévérer dans cette lutte pour des lendemains meilleurs de la population féminine. En collaboration avec le comité départemental de la SCOFI de Bakel, des enseignantes, des jeunes filles et des partenaires de l’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres de Grenoble de France) , partenaire de la SCOFI de Bakel depuis 2007, les valeureuses Kidiroises ont sillonné les grandes artères de la ville de Kidira. Notons également la participation du chargé d’appui à la Coopération décentralisée Conseil Général de l’Isère et Conseil Régional de Tambacounda. 
TAPA TOUNKARA
Citer cet article sur votre site
Pour créer un lien vers cet article sur votre site, copiez et collez le texte ci-dessous dans votre page.Prévisualisation :
|