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Ces dernières années, l’école sénégalaise souffre de plusieurs maux qui risquent de la reléguer à une place inférieure à celle qu’elle occupe depuis des décennies. Les origines de ces maux sont souvent recherchées par les acteurs de l’éducation et la population en général qui s’accusent à tord ou à raison. L’une des principales causes des maux dont souffre notre chère école est les grèves répétitives avec leur cortège de violences et menaces. Ces grèves perturbent voire paralysent parfois le système scolaire sénégalais remettant ainsi en doute l’avenir radieux et l’éducation des élèves.  Ces derniers, souvent victimes des grèves syndicales, pointent un doigt accusateur à leurs professeurs et au gouvernement croyant ainsi qu’ils sont entre le marteau des uns et l’enclume des autres.

 

 

Aujourd’hui, l’école sénégalaise est en détresse à cause de nombreuses perturbations : grèves des élèves, grèves des syndicats des enseignants, désaccord ou irrespect des accords entre le gouvernement et les autres acteurs de l’enseignement-apprentissage. Pourtant, 40 % de notre budget national est alloué à l’éducation. Ces milliards injectés devraient vraisemblablement résoudre tous les problèmes et, par conséquent, favoriser une éducation et une formation de qualité dans un environnement paisible où tous les acteurs s’y reconnaîtront.
Malgré l’importance de ce budget et des nombreux efforts consentis par le gouvernement pour construire et équiper les établissements scolaires et pour recruter des enseignants, compte tenu également des sacrifices innombrables de ces derniers pour dispenser un enseignement et une éducation de qualité loin de leurs familles ; les élèves envahissent souvent les rues pour exprimer leur exaspération. Ce constat fait par tous les sénégalais nous oblige à rechercher les véritables causes des grèves répétitives.
L’une des principales causes de la grève des élèves est la demande de meilleures conditions d’études. En effet, nous remarquons aujourd’hui que les élèves s’entassent dans les salles où le matériel didactique est insuffisant. De même, les professeurs sortant de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la Formation (FA.S.T.E.F) et les vacataires sont tardivement affectés et les élèves ne terminent pas régulièrement leurs différents programmes.
Chez les professeurs, les plates-formes revendicatives tournent essentiellement autour de la valorisation du corps enseignant et du respect des accords signés avec le gouvernement. Selon eux, l’Etat tarde toujours à payer les salaires, les copies et indemnités de déplacement du Baccalauréat et du B.F.EM. De même, les enseignants considèrent qu’ils n’ont pas les traitements dont bénéficient les fonctionnaires des autres corps surtout lorsqu’il s’agit des indemnités de logement. A les croire, le travail voire le sacrifice qu’ils effectuent est loin en deçà des salaires et des privilèges qu’ils reçoivent de l’Etat. D’où l’obligation de revoir leur statut pour les motiver davantage et revaloriser la fonction enseignante.
Face à ces doléances souvent insatisfaites totalement et face au mutisme des uns et aux menaces des autres, les enseignants regroupés dans des syndicats désertent régulièrement les salles de cours au grand dam des potaches innocents, laissés à eux-mêmes et victimes d’un bras de fer entre leurs professeurs et le gouvernement.
Aujourd’hui, la situation est délétère dans les écoles publiques sénégalaises. Le niveau des élèves est bas et le quantum horaire n’est plus respecté à cause  des grèves générales et généralisées et de la « mauvaise politique » du gouvernement pour l’éducation et la formation. Les élèves passent en classes supérieures sans parfois maîtriser les programmes de l’année écoulée. Ils passent massivement en cycle supérieur sans parfois avoir le niveau requis. Les enseignants désertent les établissements publics pendant les grèves pour se ruer vers les établissements privés ou pour dispenser des cours particuliers à une catégorie d’élèves. L’Etat qui doit impérativement garantir une éducation de qualité à ses futurs ministres, députés sénateurs, chefs de services … tout en assurant de meilleures conditions de travail et une belle carrière à ses enseignants distribue des millions voire des milliards au moment où cette somme pouvait certes solutionner définitivement les problèmes de l’école sénégalaise et, par conséquent, sortir les potaches de l’ornière.

 

 

Dame NGUER , bakelinfo.com

Commentaires
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gas   |2012-01-29 13:43:46
avatar On juge du niveau d'un pays par le niveau d'investissement accordé à l'éducation de nos enfants. Depuis quelques années, on assiste à une baisse considérable du niveau des élèves.Les raisons sont connues de tous nos gouvernants et, j'éspère qu'ils prendront des mesures drastiques pour le rétablissement d'une école saine et formatrice d'une élite.
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