Habitat et Urbanisme
Equipement : Les villes et les villages africains à l'heure de l'énergie solaire
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 Les partisans de panneaux solaires indiquent que plus de 80 villages au Sénégal utilisent déjà cette source d'énergie, et au Mali voisin, ils sont plus de 150 collectivités ayant opté pour cette alternative. Les cellules photovoltaïques ou panneaux solaires, ont constitué, pendant des années une alternative à l'électrification rurale. Le seul inconvénient de sa propagation en Afrique occidentale est le coût relativement élevé de l'installation, a indiqué le fabricant  Sustainable Electric Power Company (SPEC), basé au Sénégal.
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Le simple visiteur qui s’aventurerait à mette les pieds pour une quelconque découverte de ce qui faisait la fierté des populations de Bakel, est tout simplement déchu et choqué de cette localité au patrimoine historique en désuétude. Parmi celles-ci, on peut citer le Fort de Faidherbe, le pavillon René Caillé, les collines utilisées par les militaires et les tours de contrôle. Trônant au faîte de ses multiples collines, Bakel est une ville située à l’extrême Est du Sénégal, il est le chef lieu d’un département de plus 24 000 km et plus de 148 000 habitants. Cette localité jouit grâce à ses frontières avec la Mauritanie et le Mali d’une ouverture géographique riche d’apports sociologiques divers et féconds. Bakel et son département sont les produits d’une longue histoire vieille de plusieurs siècles. Ayant d’abord appartenu au célèbre empire du Ghana, Bakel fût ensuite envahi et occupé pendant quelques temps par les Malinkés dans leur progression vers le Sud-Est en direction de la Casamance. Lorsque ceux-ci reprirent leur migration, la ville fût abandonnée jusqu’au jour ou des Soninkés et des Bambaras l’occupèrent de nouveau. Est-ce de cette époque que date le penchant atavique des populations de Bakel pour l’émigration ? Toujours est-il qu’à partir de 1620, toute la zone de Bakel tomba sous la dépendance du pouvoir militaro religieux des Almamys du Boundou, appartenant à l’ethnie toucouleur (dénommée aujourd’hui pulaar) dont l’autorité s’étendait jusqu’en Mauritanie et au Mali. Mais Bakel passa aux mains des colonisateurs français en 1819, qui y installèrent une garnison après avoir signé un traité de paix avec le seigneur local. Les multiples collines qui font l’originalité physique de Bakel furent vite utilisées par les militaires Français pour édifier des places fortes, dans leur politique coloniale d’organisation et de protection du commerce fluvial. Ainsi fut construit en 1847 le célèbre fort Faidherbe, équipé de canonnière. Deuxième ville du Sénégal à une époque, Bakel a été aussi l’un des trois cercles avec Gorée, St Louis du découpage administratif colonial du Sénégal. Il tient une place importante dans l’histoire du pays qui mérite d’être mieux connue du public. Tout cet héritage fait de Bakel, une vraie destination du tourisme historique et culturel. Si vous avez la chance d’y venir, visitez donc le fort Faidherbe qui abrite aujourd’hui la préfecture. Il a perdu son image. Seul ses canons sont pointés vers le fleuve et la vieille ville
 Un petit tour suffit dans cette partie du Sénégal oriental, pour constater de visu que rien n’a été fait pour prétendre à un quelconque développement, dans cette localité historique qui souffre de plusieurs maux, ayant pour noms : manque d’infrastructures routières, sanitaires, scolaires, sportives, salles de spectacle entre autres… Mieux encore, les femmes ne bénéficient pas de crédits, à l’instar de leurs sœurs d’autres localités du pays. En outre, dés le crépuscule, les populations de la commune de Bakel se retrouvent dans une pénombre totale. Les rues ne sont plus éclairées. Ce défaut d’éclairage public, constitue un danger permanent pour les populations, qui ne se sentent plus en sécurité dés le coucher du soleil. Il faut dire que Bakel n’a pas bénéficié des fruits des différents régimes Socialistes et Libéral.  Fondé entre le 11e et le 13e siècles, les malinkés furent les premiers habitants de cette contrée, soutient un septuagénaire, considéré comme la mémoire de cette contrée avant d’ajouter : «d’après la tradition orale, les Ndiaye, originaires de l’ancien empire du Djoloff, constituaient la famille royale de la cité. D’ailleurs, les Ndiaye sont toujours chefs de village à Moudéry dans l’arrondissement de Diawara. Le département de Bakel s’étend sur 22 378 Km2, soit une superficie à peu prés égale à celle des régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Ziguinchor et Fatick réunies.
