L'habitat des Bakelois

                                                L’HABITAT A BAKELÂ
La ville de Bakel est caractérisée par trois principaux types d’habitat qui sont :
-  Habitat traditionnel : les bâtiments sont en banco avec une toiture en paille ou en zinc ; ce type d’habitat est rencontré dans la périphérie et occupé par les réfugiés ou dans de rares concessions dans les anciens quartiers;
 - Habitat mixte : bâtiment en pissé enduit en ciment dur avec des toitures en zinc.
-  Habitat moderne : avec une construction en dur avec une toiture en zinc, en terrasse ou en fibrociment. On rencontre ce type d’habitat dans les nouveaux quartiers et souvent dans les anciens quartiers où il remplace les habitas traditionnels qui se sont effondré.
 Le premier quartier s’est installĂ© de façon spontanĂ©e autour du Fort Faidherbe sur un terrain très accidentĂ©. Ce quartier mal loti du nomde GrimpalĂ©-Montagne (ancien Bakel) est constituĂ© d’habitats irrĂ©guliers comprenant les vestiges de l’époque coloniale. Par la suite avec l’arrivĂ©e de la sĂ©cheresse et le retrait du fleuve, les populations ont quittĂ© l’ancien Bakel et occupĂ© les espaces libres de manière plus ou moins anarchique. Ainsi s’est formĂ© le quartier de Ndiayega qui s’est cristallisĂ© autour du marchĂ© de mĂŞme nom. Ce quartier a ensuite Ă©voluĂ© pour donner les quartiers de Bakel coura, de ModinkanĂ© puis celui de YaguinĂ© ancien. Si les concessions des quartiers de Ndiayega et de ModinkanĂ© sont alignĂ©es de manière sommaire, il n’en est pas de mĂŞme pour les concessions des nouveaux quartiers de Bakel Coura et de YaguinĂ© sud qui sont mal alignĂ©es. Cependant le retour de plus en plus rĂ©gulier des pluies qui inondent les parties basses et l’exiguĂŻtĂ© grandissante des quartiers nouvellement Ă©tablis favorisent la crĂ©ation de zones d’extension vers le Nord sur les terrains du FondĂ© Ă l’abri des crues. Ces zones se trouvent dans le nouveau quartier de YaguinĂ© qui renferme les HLM et la plupart des infrastructures administratives.  Il faut Ă©galement noter l’extension de faible ampleur de Bakel Coura par le Sud et de GrimpalĂ© vers le Nord Ouest. Celle-ci a donnĂ© naissance au quartier de Dar Es Salam sur les zones inondables de l’Ouest. Actuellement la commune de Bakel qui est caractĂ©risĂ©e par une insuffisance de terrains lotis, est divisĂ©e en six quartiers principaux qui occupent une superficie de 70.09 ha. Il s’agit de GrimpalĂ© Montagne au sud , de Ndiayega, Dar Es Salam, Bakel Coura et ModinkanĂ© au centre et de YaguinĂ© au Nord. Le quartier de GrimpalĂ©-Montagne est subdivisĂ© en deux sous quartiers que sont GrimpalĂ© lui mĂŞme et Montagne Centrale. Â
| QUARTIERSÂ | SUPERFICIE( ha ) | POPULATIONS( hab ) | DENSITE( hab/ha ) |
| Â Dar Es Salam | 8,76 | 941 | 107 |
| Ndiayega | 22,61 | 2478 | 110 |
| Bakel Coura | 7,56 | 1633 | 216 |
| Modinkané | 1,91 | 648 | 339 |
| Yaguiné | 5,71 | 1178 | 206 |
| Grimpalé Montagne | 23,54 | 2735 | 116 |
 La demande en parcelle est très forte. L’absence de service technique compĂ©tent en la manière au niveau de la commune a retardĂ© le traitement des dossiers ce qui a engendrĂ© une lenteur dans l’attribution des parcelles. A ce jour 1285 parcelles sont dĂ©jĂ distribuĂ©es. Avec l’installation du Service DĂ©partemental de l’Urbanisme, le niveau de distribution des parcelles sera accĂ©lĂ©rĂ© d’autant plus qu’il existe des rĂ©serves de terrains dans le pĂ©rimètre communal. Â
Assainissement et cadre de vie Â
Evacuation des eaux usées et de pluie :
 La ville de Bakel est caractĂ©risĂ©e par l’absence d’égouts. En effet, elle est dĂ©pourvue de rĂ©seau d’assainissement communal obligeant ainsi chaque concession Ă disposer d’un système d’assainissement individuel. Ainsi, la plupart des concessions dĂ©versent les eaux usĂ©es directement sur le sol et dans la rue. Tous les quartiers de la ville sont dĂ©pourvus de caniveaux pour l’évacuation des eaux de pluie. Cependant le sol, de par son caractère rocailleux, sert de conduit et Ă©vacue les eaux pluviales vers le fleuve. Mais l’occupation irrĂ©gulière des points de passage naturel des eaux de ruissellement Ă des fins d’habitats ne favorise pas le drainage des eaux pluviales. Ces eaux non Ă©vacuĂ©es qui stagnent dès les premières pluies transforment en vĂ©ritable bourbier certaines parties de la ville. Pendant les fortes pluies, les zones les plus sensibles (quartier de Dar Salam) sont inondĂ©es. Lors des dernières inondations, parmi les 64 victimes 50 habitent ce Quartier. La gestion de ces zones inondables constitue  une grande prĂ©occupation pour les autoritĂ©s municipales.Â
Evacuation des dĂ©chets solides :Â
La ville de Bakel n’a jamais pu, instituer un système de collecte fiable et durable faute de moyens financiers, matĂ©riels ou encore de moyens techniques. Plusieurs programmes ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© lancĂ©s ces dernières annĂ©es, comme par exemple, le plan UNICEF, ou encore le programme des ordures mĂ©nagères de l’AGETIP, mais aucun n’a perdurĂ©  La ville de Bakel est confrontĂ©e Ă un problème constant d’évacuation des ordures mĂ©nagères. En plus de l’irrĂ©gularitĂ© du ramassage des ordures, assurĂ© par un service de la mairie, la ville ne dispose que d’un seul dĂ©pĂ´t communal et d’un seul dĂ©pĂ´t autorisĂ© localisĂ© Ă Dar Es Salam. Devant cette situation inconfortable, les populations dĂ©versent leurs ordures mĂ©nagères dans les dĂ©pĂ´ts sauvages qui existent dans tous les quartiers.  D’après les Ă©tudes du Service RĂ©gional de SantĂ© de Tambacounda, 77,3 % des concessions ont recours aux dĂ©pĂ´ts sauvages. Ces dĂ©pĂ´ts disgracieux et malodorants favorisent l’insalubritĂ© compromettant ainsi l’hygiène publique et la santĂ© des populations surtout pendant la saison pluvieuse. D’autres modes d’élimination des ordures comme l’enfouissement et l’incinĂ©ration sont utilisĂ©s par les concessions.Â
Evacuation des fèces et des eaux vannes :Â
 Dans les concessions les fèces et les eaux vannes sont évacués dans des fosses ou latrines. En effet à cause du prix élevé des fosses septiques et le manque d’information, les concessions utilisent des latrines traditionnelles à moindre coût pour éliminer leurs déchets. D’après le sondage réalisé par le Service Régional de Santé de Tambacounda 44,9% des concessions disposent de latrines traditionnelles avec trous perdus contre 37,4% dotées de latrines à fosses étanches ou sèches. Seules 13% des concessions sont pourvues de fosses septiques. On ne trouve que deux latrines publiques localisées à Dar Es Salam dans la commune.
 Type d’infrastructures sanitaires existant dans les concessionsÂ
| Type de sanitaires | Nombre de concessions enquêtées | Pourcentage (%) |
| Fosses étanches | 70 | 15,6 |
| Latrines + fosses sèches | 86 | 19,1 |
| Latrines traditionnelles | 202 | 44,9 |
| Fosses septiques | 61 | 13,6 |
| Nature | 21 | 4,7 |
| Autres | 10 | 2,2 |
| Total | 450 | 100 |
                                                                          Source : Brigade RĂ©gionale de l’Hygiène de TambacoundaÂ
La commune avec des moyens très limités, se charge de leur vidange, à l’aide de la tonne à lisier, moyennant une rémunération financière. Les déchets sont reversés dans la nature sans aucun traitement. Dans la commune de Bakel, l’inexistence d’assainissement et le mode d’élimination rudimentaire des fèces et des ordures font courir à la nappe d’énormes risques de pollution domestique. En effet les déchets évacués dans les latrines traditionnelles ou les puits perdus et les ordures ménagères mal conditionnées peuvent atteindre la nappe par infiltration. Ces risques peuvent être également liés au fleuve qui est le lieu d’activités domestiques comme la baignade, la vaisselle, le lavage et le rejet des matières fécales humaines et animales.
Source : Mairie de Bakel
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