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Ce matin, je pense à tous ces quolibets qui s'agrippent au cou de l'Afrique. On m'a dit que mon Afrique rime avec maladie, famine, souffrance et guerre. On m'a dit que mon Afrique excelle dans l'art de voler les rêves. Je me souvins des mots de la récitation " Afrique mon Afrique " de David Diop. Une belle réponse à toutes ces balivernes. Mieux, je vous mets dans la confidence pour montrer que mon Afrique rime avec joie.

Ce matin, je veux crier sur tous les toits que ma terre natale fut un havre de paix. Cette même terre qui vomit ses fils aux portes de l'Atlantique n'est pas que famine et malheur.  Mon Sénégal plus précisément sa partie orientale fût également un nid de plaisir et de bonheur. En cette douce matinée glaciale, assis dans le Tram parisien roulant sur les rails qui exploitèrent mes aïeux, mon esprit emprunta la bretelle des souvenirs. Il fit une brève rétrospective. Il s'en alla revisiter les délices de mon enfance.  Rien à voir avec celle de tous ces visages pâles et fermés que je croisais tous les matins.

 

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Voici les chefs de village de 1910 à aujourd'hui : Samba Touré TIMERA Modinkani Diabéka : 1910 – 1940 = 30 ans de chefferie. 5 années de vacance de la chefferie en partie due à la présence coloniale (mobilisation pour la deuxième guerre mondiale 1939 – 1945) et aux querelles intestines. L’administration coloniale avait choisi Sada Ciré TIMERA en récompense de son héroïsme militaire lors de la guerre au détriment du chef coutumier héréditaire.
Sada Ciré TIMERA Khodié Khoré------------------------------ 1945  – 1956 = 11 ans
Yaya Khoumba TIMERA Khodié Tougouné ----------------  1956 – 1972 = 16 ans
Abdou Sawané TIMERA Berséfé Diabéka Khoré--- ------1972 - Février 1974 = 3 ans
Aladji Diadié TIMERA Khodié Khoré-------------------------1974 – 25 Août 1985 = 11 ans
Samba Diélé TIMERA Somanka ------------------------------86 – Août 1986 = 7 mois
Hamidou Cissé TIMERA Berséfé Diabéka Khoré  -------- Janvier 1987 - …2002 = 15 ans
Samba Moussa TIMERA Modinkani Diabéka   ----------- 2002 – mai 2008 = 6 ans
Ladji Niouma TIMERA Khodié Tougouné-----------------4 oct 2008 – 22/23 avr 2010 = 1 an 6 mois
Bouna Woury TIMERA Berséfé Diabéka Khoré  -------27 sept 2010

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www.bakelinfo.com est allé à la rencontre d'Amadou Sy. Originaire du village de Djimbé dans la communauté rurale de Ballou ( Arrondissement de Moudéry ), Amadou est un jeune Haalpuular vivant dans la région parisienne. Dans cet interview, il nous éclaire sur l'histoire de son Boundou natal. Le Boundou fût le premier état théocratique au Sud du Sahara. Région frontalière et véritable carrefour de civilisation le Boundou semble avoir été occupé dès l’aube pléistocène (1,8 millions à 11 000 ans avant notre ère) à la suite de conditions géologiques et biogéographiques favorables. Très vite, il a fourni un milieu adéquat aux activités de l’homme préhistorique et est fait de nos jours le point d’ancrage du paléolithique au Sénégal. C’est d’ailleurs sur le site de GUITA à 40 Kms en amont de SARE entre KIDIRA et SENEDEBOU, qu’il a été découvert un hachereau typique, ce qui correspond au paléolithique inférieur (1 million à 200 000 ans avant notre ère). De même, sur les sites de NAYE, DIBOLI, SANSSANDE… une industrie lithique riche et variée y a été découverte, ce qui atteste d’une part la succession de plusieurs civilisations et montre également que le Boundou a été le cadre de refuge, un lieu d’épanouissement de la culture avec une grande diversité ethnique. En plus des bribes d'histoire, il nous parle également de sa vision actuelle de cette localité. " Puulo Houlata Puulo Dogata, Puulo Houlata o Hersay" dit -on chez les Peuls. Amadou a justifié cette assertion. Nous l'avons interpellé sur l'incompréhensible relation séculaire entre les Peuls et le bétail ainsi que sur l'image écornée des bergers peuls dans le département de Bakel. Sans hésiter, il nous éclaire sur ces points en condamnant fermement certains agissements de ces parents Haalpuulars dus à des questions de fierté. Selon lui, le Haalpuular doit changer de fusil d'épaule et respecter ses concitoyens. Il invite ses frères et soeurs Haalpuulars à dilluer leur fierté pour une meilleure cohabitation entre les peuples. Il a également dénoncé l'analphabétisme et les gueguerres internes qui ralentissent le dévoloppement et l'épanouissement des Boundounkos.

INTERVIEW AMADOU SY, ORIGINAIRE DU BOUNDOU

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Au moment où le pays célèbre durant l’année 2010 le cinquantenaire de son Indépendance, nous avons tendu le micro à Issa Cissé, un tirailleur sénégalais de la seconde génération, celle qui a fait la guerre 39/45. En dépit de ses 88 ans, il a encore les idées bien en place, et dégage une réelle joie de vivre. L’homme que nous avons trouvé chez lui aux Hlm, au milieu d’un vaste salon avec pour seul décor sa photo en uniforme militaire, nous a conté l’histoire du bombardement de Dakar. Un récit qui relate un temps colonial où il ne faisait pas bon d’être noir. Les raisons de l’expédition. «Je suis ancien tirailleur sénégalais, engagé dans l’Armée française le 4 novembre 1942 à Dakar. Le 23 septembre 1940, Dakar a été bombardée. A l’époque, je travaillais comme apprenti à la marine nationale française. J’ai assisté au bombardement. J’ai tout vu de mes propres yeux. Le conflit a éclaté à cause de deux camps qui s’opposaient pendant l’occupation : ceux qui étaient pour la France libre, et ceux qui sont restés fidèles au gouvernement du maréchal Philippe Pétain, celui-là même qui a signé la capitulation de la France face à l’Allemagne nazie de Adolf Hitler. Tout ce qui intéressait le Général De Gaulle, c’était, comme il l’a dit lui-même, de rallier à sa cause les colonies d’Afrique pour mener la contre-offensive. Or, le gouverneur général de Dakar, Pierre-François Boisson est resté fidèle au gouvernement de Vichy. Malgré tout, De gaulle a tenté le coup et a cherché à débarquer.». «Les hommes du Général ont d’abord commencé par lancer des messages. Ils ont largué au-dessus de Dakar des milliers de tracts pour expliquer leur cause et préparer en même temps les esprits. Ces tracts, ils les appelaient des messages. On y lisait que les hommes de la France libre avaient besoin de Dakar comme base arrière pour aller libérer la France à partir de l’Angleterre. Nous étions adolescents ; je n’avais à l’époque que 17 ans. Au sol, les populations de Dakar se sont précipitées sur les tracts sans savoir réellement de quoi il s’agissait. A l’époque, ceux qui savaient lire et écrire en français se comptaient sur le bout des doigts. Les gens fréquentaient plutôt l’école coranique.»

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Waoundé Mody Samba Siré NDIAYE bien que disparu, continue d'occuper nos pensées. Il naquit en 1912 au plus profond du "Hayiré Manna", plus précisément dans le village de Waoundé dont il porta le nom. A l'âge de 7 ans , Waoundé fut envoyé à l'école coranique auprès du marabout Kaoussa DIAKHITE, disciple du grand marabout Mamadou Lamine DRAME, grand résistant dans le haut fleuve sénégal. En 1920 , il fréquenta l'école régionale de Bakel qui est aujourd'hui Ecole Ibrahima Malal Diaman Bathily ( I.M.D.B. ). En 1926 , il est admis à l'école des fils de chefs et des otages de Saint-Louis du Sénégal. Après de brillantes études, il obtint en 1931 son diplôme de fin d'études avec une mention honorable. En 1932 , le Commandant de cercle de Bakel M. Hermine le nomme Transitaire à la Compagnie-Mines-Falémé-Gambie avec une résidence à Kidira. En 1937, il quitte ce poste pour exercer des fonctions de commis à la paierie de Rufisque (Sénégal). En 1938 , il démissionne de la paierie pour exercer les fonctions de Gérant à Peyrissac et Compagnie de Bakel jusqu'en 1948. La conscience politique le sommant , l'homme fit ses premières armes politiques dans les rangs de l'Union Démocratique Sénégalaises ( Section Sénégalaise du R.D.A ). En 1956, Waoundé NDIAYE rejoignit cette formation ( B.P.S : le Bloc Populaire Sénégalais ) au sein de laquelle, il mena un dur combat qui tantôt l'opposait à la hiérarchie supérieure du Parti , tantôt aux responsables régionaux ou locaux. Malgré ses aspirations nationalistes, Waoundé était attaché à son terroir natal. De 1961 à 1963 , il occupa la fonction de 1er Adjoint au Maire de la Commune de Bakel. Après les événements Mamadou DIA ( Président du Conseil ) VS Léopold Sédar SENGHOR , il refusa de signer la motion de soutien à ce dernier, ce qui lui fit perdre ses fonctions communales. En 1962 , il reçut la médaille de l'ordre national du mérite. Il exerça également les fonctions de Commis contractuel à la Préfecture de Bakel de 1963 jusqu'à sa retraite en 1967.

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