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Le Sénégal piaffe. Arrivé en 2006 sur le site de la Falémé, à 700 km à l’est de Dakar, ArcelorMittal n’y a toujours rien fait. « Nous sommes en conciliation, car le groupe n’a pas respecté ses engagements », explique Macoumba Diop, directeur du département géologie à la Société des mines de fer du Sénégal oriental (Miferso). Le revers, économique et politique, est lourd.

Dans son offre, qui fut préférée à celle du sud-africain Kumba Iron Ore (filiale d’Anglo American), pourtant opérateur des travaux d’exploration, le groupe indien avait prévu quelque 2,5 milliards de dollars (environ 1,9 milliard d’euros). Son programme d’investissements comprenait un port minéralier à Bargny (à 27 km de la capitale) et une ligne de chemin de fer, et les exportations auraient dû commencer cette année. Le premier groupe sidérurgique mondial s’est finalement contenté de certifier – et de rehausser – l’estimation des ressources sondées par Kumba : entre 15 millions et 20 millions de tonnes seraient exploitables chaque année. Conséquence : selon nos informations, le gouvernement sénégalais aurait déjà fait un appel du pied à son ancien partenaire sud-africain.

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Les cadres de Bakel se mobilisent pour le développement de leur localité. Ils ont dévoilé un important programme de construction de routes pour désenclaver leur département. Ils interpellent l’Etat, la diaspora et les populations locales. La Convention des cadres de Bakel propose l’injection d’une enveloppe de 30 milliards de Fcfa pour désenclaver leur localité. Cette somme servirait à la construction de pistes de production pour assurer la fluidité des déplacements, l’exploitation des potentialités minières et touristiques de Bakel. Ces routes toucheraient 154 localités qui jouent un rôle central dans le développement de Bakel, selon Bocar Sadikh Ba, un cadre de la localité membre de la convention qui s’exprimait dans les locaux de l’Ecole nationale d’administration (Ena) sur le thème : « Problématique de l’enclavement du département de Bakel ». Les cadres de Bakel interpellent l’Etat pour la mobilisation des fonds. « Nous savons qu’il sera difficile pour l’Etat d’injecter cette enveloppe dans l’immédiat. Mais si les autorités parviennent à dégager au moins deux milliards par an, Bakel pourrait être désenclavé. Notre localité jouerait ainsi un rôle de poumon économique pour le Sénégal, parce qu’elle a potentiel requis », a indiqué Opa Diallo, président de la convention. La convention mise également sur la diaspora. « Notre localité compte beaucoup d’émigrés vivant en Europe et en Amérique du Nord. Nous devons les mobiliser afin qu’ils participent à la mobilisation des fonds », a indiqué un membre de la convention. Tout en admettant la place qu’occupent les émigrés dans l’amélioration des conditions de vie des populations avec notamment la construction de salles de classe et de structures sanitaires, Opa Diallo a souligné qu’il sera difficile de pousser les émigrés à mobiliser des fonds pour financer le programme de construction de routes, du fait surtout de la lourdeur des investissements attendus.

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Le président de la Convention des cadres du département de Bakel, Opa Diallo, a invité les ressortissants et originaires de cette zone située à l’extrême est du pays à s’investir pour la sortir de son enclavement pour pouvoir se développer. ‘’Le département de Bakel souffre énormément de son enclavement. Et pour se développer, il faudra que les natifs et ceux qui sont originaires de cette zone donnent un peu de leur temps, de leur savoir, de leur savoir-faire mais aussi de leur avoir’’, a-t-il notamment indiqué. M. Diallo s’exprimait samedi au cours d’un forum portant sur le thème : ‘’Le problématique de l’enclavement du département de Bakel’’, animé à Dakar par la Convention des cadres du département de Bakel, structure créée en 2005. Selon lui, son département connaît entre des difficultés, ’’l’accès aux infrastructures socio de base, les problèmes de proximité entre l’administration et les populations mais aussi d’écoulement de sa production agricole’’. Selon un document présenté aux participants au forum le département de Bakel, situé à l’extrême est du pays, avec une population estimée en 2009 à 233.071 habitants, répartis en 442 localités, couvre une superficie de 23 181Km2. Bakel fait partie des endroits du Sénégal qui enregistre le plus de pluie après la région naturelle de Casamance, regorge des ressources naturelles et minières ’’assez considérables’’. Dans ce département, qui compte 145 écoles primaires dont 12 privées et 8 collèges avec environ 21 localités électrifiées sur 442, l’économie repose essentiellement sur l’Agriculture, l’Elevage et la contribution de la forte colonie de Bakélois établis à l’étranger.

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SAINT-MARCEL.Tous les ans, Lazuli Troupe donne une représentation théâtrale au profit d'Apis. Il s'agit d'une des principales sources de revenus de l'association. L'association Apis (Association contre les parasitoses infantiles au Sénégal), existe depuis 1991 et depuis elle lutte contre la bilharziose (une infection parasitaire qui est la seconde cause de mortalité dans le monde après le paludisme et qui s'attrape en urinant dans les marigots) dans la région de Bakel au Sénégal. Depuis, les traitements de masse et l'éducation à la santé se sont poursuivis au rythme des missions réalisées par les bénévoles. Au fil des missions un parrainage s'est instauré entre la commune de Soum et la ville de Saint-Marcel qui envoie des subventions au poste de santé de Soum. Si la lutte contre la bilharziose est la priorité numéro un d'Apis, l'association s'est tournée vers la farine Misola qui est composée de mil, soja et arachide et permet de lutter contre la malnutrition. Une unité de production a été mise en place à Bandia mais elle s'avère un échec total que déplore l'association. « Nous avons eu une visite houleuse à l'unité de Bandia. Depuis sa mise en place, elle ne fonctionne pas. Les femmes utilisent le moulin pour leur farine personnelle. Aucune activité Misola ne s'est mise en place et nous n'avons pu négocier pour le rachat du moulin. L'association se retire de cette mission qui est un total échec. Nous sommes très déçus pour les sponsors qui ont aidé à la mise en place de cette unité, en particulier le Rotary Club des Andelys », constate André Desaunay, président de l'association. Un réconfort pour les bénévoles est de savoir que l'unité de production de farine Misola est un succès à Bakel. En moins de six mois (en 2009), les femmes de l'association contre la malnutrition des enfants de Bakel, ont produit 1 571 paquets de farine. Apis leur a offert une balance de 50 kg et un peson.

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Plusieurs personnes originaires des régions de Kayes (Mali), du Guidimakha (Mauritanie) et de Tambacounda (Sénégal) ont mis en place six groupes thématiques pour réfléchir sur une vision du développement de leurs territoires respectifs à l'horizon 2030, a indiqué jeudi, Mamadou Fadé, chef d'antenne de l'Agence régionale de développement (ARD) à Bakel. D'après M. Fadé, à l'issue d'une réflexion ouverte mercredi à Tambacounda et qui a pris fin jeudi, les acteurs au développement des trois régions situées dans des pays partageant les mêmes frontières, ont mis en place six groupes thématiques correspondant à autant de composantes. Dans le cadre de cette démarche de prospective territoriale, "chaque groupe a identifié des points focaux", a précisé M. Fadé. Il s'agit de la composante gouvernance locale, avec comme points focaux l'Agence régionale de développement (ARD) et le Comité d'appui au développement local (CADL). La composante sécurité alimentaire a comme points focaux la Direction régionale de développement rural (DRDR) et le Cadre régional de concertation des ruraux (CRCR). Quant à l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), elle s'occupera en tant que point focal de la composante capital humain, là où le développement économique sera l'affaire du service de la planification. La thématique aménagement du territoire et environnement a été confiée à l'Inspection régionale des eaux et forêts (IREF) et au service d'aménagement du territoire. Pour ce qui est de la composante communication et désenclavement, les points focaux que constituent l'Agence autonome des travaux routiers (AATR) et le centre culturel sont chargés d'y réfléchir. Les points focaux de chaque composante vont se constituer en un groupe "d'ici fin août", afin de produire une fiche qui servira de base de travail lors d'un séminaire prévu fin octobre, a indiqué le chef d'antenne de l'ARD à Bakel.

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